31.08.2008
Gaza : L’Egypte rouvre le point de passage de Rafah pour 48 heures
Tour de garde d'un militaire égyptien, à la frontière israélo-égyptienne (Reuters)
Après des attentes interminables depuis la fermeture de la frontière avec l’Egypte, les Palestiniens coincés de part et d’autre du point de passage de Rafah, vont retrouver momentanément leur liberté de circulation.
Juste avant le début du mois de ramadan, l’Égypte entrouvre la porte de sortie de Gaza, un geste de bonne volonté qui était aussi une exigence du Hamas, dont une délégation est attendue au Caire dans les prochains jours.
Trois cents personnes, des Egyptiens et des Palestiniens résidants en Égypte, sont déjà rentrés chez eux : ils étaient bloqués dans la bande de Gaza depuis la chute du mur de Rafah en janvier dernier. Ce sont 400 palestiniens en attente de soins médicaux qui pourront partir, des étudiants détenteurs de bourses d’études dans des universités étrangères devraient également pouvoir sortir.
En tout, les bons de sortie, accordé par l’Egypte, ne dépasseront pas un millier, une goutte d’eau si l’on compare ce chiffre aux 20 000 Palestiniens qui empruntaient chaque mois le passage de Rafah avant sa fermeture. L’Egypte refuse de le rouvrir tant que les négociations sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit n’auront pas abouti.
Enfin, toujours dans le dossier israélo-arabe, une rencontre est prévue ce dimanche entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Selon le NouvelObs :
Le Caire avait fermé ce point de passage l’année dernière suite à la prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza.
L’Egypte a ouvert, samedi 30 août, pour deux jours le point de passage de Rafah, à la frontière avec la Bande de Gaza, selon les autorités palestiniennes.
Le Caire avait fermé ce point de passage l’année dernière suite à la prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza.
Ramadan
La réouverture du point de passage de Rafah va permettre à des milliers d’Egyptiens coincés dans la Bande de Gaza de rentrer dans leur pays, et aux Palestiniens en besoin d’assistance médicale de se rendre en Egypte.
Les Palestiniens possédant une autorisation de résidence à l’étranger pourront également quitter Gaza, et ceux coincés en Egypte y rentrer. Selon les autorités palestiniennes, la réouverture du point de passage de Rafah est un geste de bonne volonté de la part de l’Egypte à l’occasion du mois de Ramadan qui débute la semaine prochaine. ( http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p... )
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Médecin palestinien dans un hôpital à Gaza (Reuters)
Par ailleurs, la situation reste tendue à Gaza. Toujours selon le NouvelObs :
Des médecins palestiniens observent une grève pour protester contre le licenciement par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de 46 professionnels de santé liés au Fatah. Ils fustigent une décision "politique".
Des médecins palestiniens observaient, samedi 30 août, une grève pour protester contre le licenciement par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de 46 professionnels de santé liés au Fatah, a annoncé à l’AFP un dirigeant syndical qui a qualifié ces mesures de "politiques".
"Nous avons entamé aujourd’hui (samedi) une grève dans la bande de Gaza et la participation au mouvement est estimée à 70%", a indiqué un représentant du personnel médical dans ce territoire, qui a requis l’anonymat.
Selon lui, les services des urgences et le personnel médical lié au Hamas ne participent pas à la grève.
Licenciement
Les médecins entendent protester contre le licenciement par le ministère de la Santé du Hamas de 46 collègues et cadres médicaux, liés au Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.
Le Hamas a minimisé l’ampleur de cette grève, affirmant que la participation était "très limitée" et accusant le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), d’être derrière le mot d’ordre de grève.
"La grève a été observée à la suite d’un mot d’ordre du Fatah à Ramallah", a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abou Zohri.
A Ramallah, le ministère palestinien de la Santé a indiqué dans un communiqué qu’il n’était "pas impliqué dans la grève mais qu’il comprenait ses motivations", évoquant notamment les "mesures répressives prises à l’encontre des travailleurs palestiniens dans la bande de Gaza.
Le Hamas est en conflit ouvert avec le Fatah de Mahmoud Abbas depuis le coup de force du mouvement islamiste à Gaza en juin 2007 contre les partisans du président palestinien qui ne contrôle plus aujourd’hui que la Cisjordanie.( http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p... )
Karim Lebhour
Source : France Palestine Solidarité
00:29 Publié dans Cisjordanie, Egypte, Gaza, Palestine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2008
Un lien pour entretenir l'espoir avec les Palestiniens
FONDÉE en mai 2001, à partir de l'Association Médicale Franco-Palestinienne et de l'Association France-Palestine, l'AFPS a pour vocation principale de soutenir le peuple palestinien, notamment dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux, et d'agir pour une paix réelle, juste et durable.
Union de soutien et de solidarité
La section de Bourgogne a, quant à elle, été créée en 2002. Elle regroupe des personnes venues de tous horizons et de toutes religions, mais partageant en commun une préoccupation sur « l'injustice qui se joue là-bas », et se battant pour « faire connaître correctement cette cause à l'opinion publique ». « Informer, protester, et aider » sont leurs trois mots d'ordre.
Pour que les gens puissent se faire leur propre avis, il est nécessaire qu'ils connaissent et comprennent les enjeux du conflit.
« Malheureusement, l'information relayée par les médias est parfois incomplète et nous porte souvent préjudice », explique Jean-Marc Bardeau-Garneret, président de l'AFPS 21. « Nous projetons plusieurs films documentaires et nous organisons des conférences et des manifestations le premier vendredi de chaque mois, avec des intervenants venus du monde entier, et notamment des opposants Israéliens qui osent élever la voix contre la politique de l'État d'Israël », rajoute Évelyne Reberg, vice-présidente de l'association, et également membre de l'Union juive française pour la Paix (UJFP), qui milite depuis 1994 pour une paix juste au Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici en France.
Le premier vendredi de chaque mois
« Mais nous redoutons une montée de l'antisémitisme en France, surtout si la politique d'Israël est autant médiatisée et politisée », avoue Michel Garneret, membre de l'AFPS 21. Il rajoute que « cela ne pourrait être que néfaste à tout le monde et retarder d'autant plus une issue favorable à la dramatique situation que connaît la région ».
Les manifestations, organisées le premier vendredi de chaque mois, sont l'occasion d'exprimer leur soutien à la Palestine, Mettant particulièrement en avant l'exemple du village de Bil'in, dont 70 % des terres ont été avalées par le mur, et grâce à l'appui d'internationaux, et de pacifistes, ils militent pour un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie.
Ils protestent également ouvertement contre « le blocus illégal qui asphyxie la Bande de Gaza depuis des mois ».
Enfin, c'est dans le cadre d'un partenariat étroit de l'hôpital de Dijon avec celui de Bethléem, ou grâce à quelques fonds récoltés lors de ventes d'artisanat palestinien, qu'ils manifestent leur solidarité pour « ce peuple opprimé depuis plus de quarante ans ».
Benjamin WIACEK
Salah Hamouri : l'oublié
Alors que les médias et les gouvernements ne cessent de demander la libération du soldat franco-israélien Guilad Shalit, le sort du franco-palestinien Salah Hamouri est "totalement occulté".
"Il est détenu depuis 2005 par les autorités israéliennes sans la moindre preuve et sans jugement" explique l'AFPS. Ce jeune homme de 23 ans a été condamné en amrs dernier à 7 ans de prison "pour être passé en voiture devant le domicile du rabin Ovadia Yossef, membre d'un parti d'extrême-droite".
Rappelant la promesse du président Sarkozy d'aller "chercher les Français où qu'ils se trouvent", les ONG de soutien à la Palestine réclament d'être écoutées autant que les autres, "parce que le sort d'un Français ne peut prévaloir sur celui d'un autre, quel qu'il soit".
Source : le Bien Public
01:02 Publié dans France, Palestine | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note









