14.09.2008

Gaza - Situation humanitaire instable

La Commissaire générale de l'UNRWA (United Nations Relief and Works Agency), se trouvait cette semaine à Paris pour une série d'entretiens avec les responsables politiques français. Karen Abu Zayd a voulu les alerter sur la situation dramatique des Palestiniens, notamment à Gaza.

«La situation n' a pas changé, les marchandises ne rentrent pas davantage, les gens ne sortent pas. Il faut que quelqu'un discute avec le Hamas, et avec les Israéliens de l'ouverture des points de passage.»

--> Ecouter

Source : RFI.fr

02.09.2008

La marine israélienne tire sur des bateaux palestiniens avec des pêcheurs et des pacifistes à bord

gaza siège.jpg

Lundi matin, des navires de guerre israéliens tirent sur des bateaux de pêcheurs palestiniens avec à leur bord des pacifistes internationaux de Free Gaza Movement. Communiqués du mouvement.

Date : 09-01-2008

À 9 h 45 ce matin lundi 1er septembre (CEST), nous apprenons que plusieurs navires israéliens ont tiré sur un bateau de pêche palestinien avec six militants pacifistes de "Free Gaza" à bord. Les militants ont appelé depuis le bateau. Au bout du fil, à Chypre, on dit avoir perçu les coups de feu en arrière-plan. Le bateau était parti pêcher à l’aube, les passagers ne sont pas armées et se trouvent dans les eaux de Gaza. [...]

Free Gaza Movement

(Au large de la côte de Gaza) 1er Septembre 2008 - Des navires de la marine israélienne tirent en ce moment sur des bateaux de pêche palestiniens non armés et avec à leur bord, des militants internationaux des droits de l’homme, au large de la bande de Gaza. Les bateaux de pêche sont à plusieurs milles au large de la côte de Gaza, dans les eaux territoriales palestiniennes. A 11h (4 heures HNE), personne n’a été blessé, mais des balles réelles sont encore tirées en direction des bateaux civils.

Les bateaux non armés ont pris la mer à l’aube ce lundi matin, pour tenter de pêcher dans leurs propres eaux. Six internationaux militants des droits de l’homme de cinq pays différents accompagnent les pêcheurs dans l’espoir que leur présence dissuaderait l’armée israélienne de tirer sur les pêcheurs. Dans le passé, l’armée israélienne a tué par balle des pêcheurs palestiniens non armés pour avoir tenté de pêcher dans leurs propres eaux.

Les accompagnant des pêcheurs sont les suivants :

Vittorio Arrigoni, Italie
Georgios Karatzas, Grèce
Adam Qvist, Danemark
Andrew Muncie, en Écosse
Donna Wallach, États-Unis
Darlene Wallach, États-Unis

S’il vous plaît, informez immédiatement les médias, communiquez avec votre ambassade à Tel-Aviv, et appelez le gouvernement israélien. Dites leur de cesser de tirer sur des pêcheurs non armés et les observateurs des droits de l’homme, non armés.

APPEL :

- Le ministère israélien des Affaires étrangères : Tél. 972 2 530 3111
L’ambassade britannique à Tel-Aviv : 972 3 725 1222
L’ambassade des États-Unis à Tel-Aviv : 972 2 625 5755

Pour de plus amples renseignements, merci de contacter :

- (en mer, au large de la côte de Gaza) Vittorio Arrigoni, 972 598 826 516

- (en mer, au large de la côte de Gaza) Donna Wallach, 972598 836 420

- (Chypre) Greta Berlin, 357 99 081 767 / iristulip@gmail.com

- (Chypre) Oussama Qashoo, 357 97 793 595

Free Gaza Movement

Le récit de Vittorio Arrigoni sur les tirs israéliens

09-01-2008

"Lorsque, à une distance estimée par le capitaine de notre bateau de pêche à 7 milles marins de la côte, nous avons lancé nos filets de pêche et commencé la pêche, des navires de guerre israéliens se sont précipités pour atteindre notre position.

L’un des navires de guerre placé à une distance d’au moins 200 mètres de notre bateau de pêche a ouvert le feu dans notre direction au moins 4 fois durant la journée. C’était un tir d’intimidation dirigé vers l’eau, mais certaines rafales ont presque touché la coque de notre bateau. Un tir au canon nous a presque atteints. La tentative d’obtenir un contact radio a été vaine. Les soldats sur le navire de guerre israélien ont ordonné en utilisant des mégaphones l’évacuation de la zone. Et après cela ils tiraient. Parfois ils tiraient avant d’avoir donné les ordres. Une fois, ils ont tiré sur nos filets de pêche et ont essayé de les endommager.

Malheureusement, notre grande erreur a été de ne pas avoir pris avec nous nos appareils photos et nos caméras vidéo que, de concert avec des mégaphones pour être utilisés exactement comme ils le font, je considère essentiels pour nos prochaines missions de pêche.

En dépit de ces mesures d’intimidation, la pêche a été riche et profitable, nous avons ramené à terre des quantités de poissons dix fois plus gros que la norme habituelle des pêcheurs palestiniens. "

* Vittorio Arrigoni

Free Gaza Movement

 

bateaux gaza.jpg
Bateaux de pêche à proximité du port de Gaza - Photo : Wissam/Ma’anImages

Les militants des droits de l’homme accompagnent les pêcheurs de Gaza ce lundi

Gaza (1 Septembre 2008) - Les observateurs des droits de l’homme du Free Gaza Movement et du Mouvement de Solidarité Internationale (ISM) lancent une campagne pour surveiller l’agression de la marine israélienne contre les pêcheurs de Gaza.

Selon un récent article du Guardian, "Selon les accords d’Oslo, lesquels en 1993 étaient censés annoncer la venue d’un indépendant État palestinien, les pêcheurs de Gaza ont été autorisés sur 20 milles marins en mer, à pêcher la sardine lors de sa migration depuis le delta du Nil jusqu’à la Turquie au cours du printemps. Mais les navires de guerre israéliens ces dernières années ont imposé leurs propres limites, plus réduites, parfois moins de moins de 6 milles."

Israël renforce ces limites arbitraires par une violence meurtrière. Beaucoup de pêcheurs ont ainsi été tués ou blessés. Il y a 3 jours seulement, 4 pêcheurs ont été attaqués et "arrêtés" par des canonnières israéliennes.

Ce lundi matin, les militants des droits de l’homme du Free Gaza Mouvement accompagneront les pêcheurs de la ville de Gaza pendant leur sortie, afin de faire valoir leurs droit de pêche dans leurs propres eaux côtières. L’objectif de ces internationaux sera d’enregistrer et d’informer sur le harcèlement continu des pêcheurs palestiniens et l’arbitraire des attaques et menaces qu’ils subissent. Il faut espérer que leur présence pourra également agir comme une forme de dissuasion à ces abus.

La portée de la campagne s’étend au-delà de la ville de Gaza, tout au long la côte de Gaza. Les militants des droits de l’homme peuvent être présent sur n’importe quel bateau de pêche de Gaza à tout moment à partir de maintenant. Les bateaux sur lesquels ils sont présents ne seront pas spécialement signalés.

Pour plus amples renseignements, s’il vous plaît contacter :

(Gaza) Vittorio Arrigoni, 972 598 826 516
(Gaza) Donna Wallach, 972 598 896 420 / FriendsOfGaza@gmail.com
(Chypre) Oussama Qashoo, 357 97 793 595 / OsamaQashoo@gmail.com

Free Gaza Movement

Free Gaza Movement - Traduction : GD

Source : Info Palestine

01.09.2008

A Gaza, le ramadan débute sur fond de crise entre le Hamas et le Fatah

h_9_ill_1089970_709722.jpg
Le mouvement touche esssentiellement le personnel hospitalier qui entend ainsi protester contre le licenciement de quarante-six de ses membres - ici, à Gaza, le 31 août 2008. (AFP/MAHMUD HAMS)

JÉRUSALEM CORRESPONDANCE

Dans la bande de Gaza, l'antagonisme Hamas-Fatah résiste au ramadan. Alors que le mois saint des musulmans a débuté, lundi 1er septembre, la guerre de positions entre les deux mouvements palestiniens s'est déplacée sur le terrain social. En réponse à un mot d'ordre lancé par les dirigeants du Fatah à Ramallah, en Cisjordanie, des milliers de fonctionnaires se sont mis en grève.

Le mouvement touche essentiellement le personnel hospitalier, qui entend protester contre le licenciement de quarante-six de ses membres sur décision du ministre de la santé du Hamas. D'après un responsable syndical, environ 90 % du corps médical de la bande de Gaza a cessé le travail dimanche 31 août. Seuls les services des urgences et les sympathisants islamistes ont assuré leur fonction. Ce même responsable affirme que la Force exécutive, la police du Hamas, est intervenue à plusieurs reprises pour forcer les médecins et les infirmiers à reprendre leur travail.

Un conflit similaire est en cours dans le domaine éducatif. En réaction au renvoi ou à la mutation arbitraire de plusieurs centaines de professeurs et de directeurs d'établissements, le syndicat des enseignants, l'un des derniers bastions du Fatah dans la bande de Gaza, a ordonné à ses membres de rester chez eux.

STRATÉGIE D'ÉVINCEMENT

La consigne fait indirectement le jeu du Hamas, qui a entrepris de nommer aux postes laissés vacants ses propres enseignants, dont la période de formation s'est récemment achevée. "Tous ceux qui abandonnent leur poste ne seront pas autorisés à y revenir, a menacé le ministre de l'éducation du Hamas, Mohamed Askoul. On ne peut plus leur faire confiance comme éducateurs." D'ores et déjà, sur les 9 000 postes d'enseignants que compte la bande de Gaza, près de 2 000 ont changé de titulaire selon M. Askoul, notamment les postes de directeurs d'école. Cette nouvelle tension sème la confusion parmi les professeurs, partagés entre les menaces de licenciement du Hamas et les avertissements à peine moins explicites de l'Autorité palestinienne, qui paie leurs salaires et conditionne leur versement au respect du mot d'ordre de grève. "Mon avenir dépend du camp qui me paye, dit Waël, un professeur de sciences physiques qui a renoncé à suivre le mouvement. En même temps, j'ai peur que le Hamas prenne des mesures contre moi."

Moitié purge, moitié mise au pas : cette stratégie d'évincements se déroule dans la plupart des administrations de la bande de Gaza. Placés sous l'autorité de fait de leurs rivaux islamistes, les sympathisants du Fatah sont obligés de s'incliner ou de s'effacer. "Les gens du Hamas procèdent de façon très habile, dit un cadre du ministère de l'intérieur qui tient à garder l'anonymat. Ils font venir des stagiaires dans tous les départements clés et ils observent comment l'on y travaille. Le jour où ils deviennent opérationnels, tu apprends comme par hasard que tu es transféré dans un service subalterne et que le stagiaire prend ta place. Tu t'accroches quelques mois dans un boulot sans intérêt et puis tu craques et tu restes chez toi, avec ton salaire payé par Ramallah. C'est par des manoeuvres insidieuses de ce genre que le Hamas construit son Etat."

Par ailleurs, ce week-end, pour la première fois depuis deux mois, l'Egypte a entrouvert sa frontière avec la bande de Gaza. Près de 4 000 Palestiniens ont traversé le terminal de Rafah en deux jours, notamment des étudiants inscrits dans des universités à l'étranger et des malades en attente de traitement. Plusieurs milliers d'autres Palestiniens qui n'ont pas eu cette chance devront attendre la prochaine ouverture pour espérer sortir de la nasse gazaouie.

Benjamin Barthe

Le plan de paix du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, n'a toujours pas convaincu le président palestinien, Mahmoud Abbas. Les deux hommes, qui se sont rencontrés dimanche 31 août à Jérusalem, se sont séparés après moins d'une heure de discussions sur un constat de désaccord complet. M. Abbas a rejeté la proposition de M. Olmert de conclure d'ici à la fin de l'année, date de son probable retrait du pouvoir, un accord cadre qui brosserait à grands traits les modalités de règlement du conflit, à l'exception de la question cruciale de Jérusalem, dont la résolution serait reportée à une date indéterminée. "Nous ne serons pas partie prenante d'un accord intérimaire ou d'un accord partiel ou d'un accord qui repousserait à plus tard Jérusalem, a souligné Saëb Erekat, conseiller du président palestinien. C'est un accord sur tout, ou sur rien." Dans l'entourage des négociateurs palestiniens, on souligne que sur les dossiers clés - Jérusalem, mais aussi les frontières, les réfugiés et la sécurité - aucun progrès notable n'a été réalisé depuis la relance du processus de paix, en novembre 2007. - (Corresp.)

Source : le Monde

31.08.2008

Gaza : L’Egypte rouvre le point de passage de Rafah pour 48 heures

tour de garde rafah.jpg

Tour de garde d'un militaire égyptien, à la frontière israélo-égyptienne (Reuters)

Après des attentes interminables depuis la fermeture de la frontière avec l’Egypte, les Palestiniens coincés de part et d’autre du point de passage de Rafah, vont retrouver momentanément leur liberté de circulation.

Juste avant le début du mois de ramadan, l’Égypte entrouvre la porte de sortie de Gaza, un geste de bonne volonté qui était aussi une exigence du Hamas, dont une délégation est attendue au Caire dans les prochains jours.

Trois cents personnes, des Egyptiens et des Palestiniens résidants en Égypte, sont déjà rentrés chez eux : ils étaient bloqués dans la bande de Gaza depuis la chute du mur de Rafah en janvier dernier. Ce sont 400 palestiniens en attente de soins médicaux qui pourront partir, des étudiants détenteurs de bourses d’études dans des universités étrangères devraient également pouvoir sortir.

En tout, les bons de sortie, accordé par l’Egypte, ne dépasseront pas un millier, une goutte d’eau si l’on compare ce chiffre aux 20 000 Palestiniens qui empruntaient chaque mois le passage de Rafah avant sa fermeture. L’Egypte refuse de le rouvrir tant que les négociations sur la libération du soldat israélien Gilad Shalit n’auront pas abouti.

Enfin, toujours dans le dossier israélo-arabe, une rencontre est prévue ce dimanche entre le Premier ministre israélien Ehud Olmert et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Selon le NouvelObs :

Le Caire avait fermé ce point de passage l’année dernière suite à la prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza.

L’Egypte a ouvert, samedi 30 août, pour deux jours le point de passage de Rafah, à la frontière avec la Bande de Gaza, selon les autorités palestiniennes.

Le Caire avait fermé ce point de passage l’année dernière suite à la prise de pouvoir du Hamas dans la Bande de Gaza.

Ramadan


La réouverture du point de passage de Rafah va permettre à des milliers d’Egyptiens coincés dans la Bande de Gaza de rentrer dans leur pays, et aux Palestiniens en besoin d’assistance médicale de se rendre en Egypte.

Les Palestiniens possédant une autorisation de résidence à l’étranger pourront également quitter Gaza, et ceux coincés en Egypte y rentrer. Selon les autorités palestiniennes, la réouverture du point de passage de Rafah est un geste de bonne volonté de la part de l’Egypte à l’occasion du mois de Ramadan qui débute la semaine prochaine. ( http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p... )

--------------------------------------------------------------------------------

médecin palestinien.jpg

Médecin palestinien dans un hôpital à Gaza (Reuters)

Par ailleurs, la situation reste tendue à Gaza. Toujours selon le NouvelObs :

Des médecins palestiniens observent une grève pour protester contre le licenciement par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de 46 professionnels de santé liés au Fatah. Ils fustigent une décision "politique".

Des médecins palestiniens observaient, samedi 30 août, une grève pour protester contre le licenciement par le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de 46 professionnels de santé liés au Fatah, a annoncé à l’AFP un dirigeant syndical qui a qualifié ces mesures de "politiques".

"Nous avons entamé aujourd’hui (samedi) une grève dans la bande de Gaza et la participation au mouvement est estimée à 70%", a indiqué un représentant du personnel médical dans ce territoire, qui a requis l’anonymat.

Selon lui, les services des urgences et le personnel médical lié au Hamas ne participent pas à la grève.

Licenciement

Les médecins entendent protester contre le licenciement par le ministère de la Santé du Hamas de 46 collègues et cadres médicaux, liés au Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas.

Le Hamas a minimisé l’ampleur de cette grève, affirmant que la participation était "très limitée" et accusant le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne à Ramallah (Cisjordanie), d’être derrière le mot d’ordre de grève.

"La grève a été observée à la suite d’un mot d’ordre du Fatah à Ramallah", a déclaré le porte-parole du Hamas Sami Abou Zohri.

A Ramallah, le ministère palestinien de la Santé a indiqué dans un communiqué qu’il n’était "pas impliqué dans la grève mais qu’il comprenait ses motivations", évoquant notamment les "mesures répressives prises à l’encontre des travailleurs palestiniens dans la bande de Gaza.

Le Hamas est en conflit ouvert avec le Fatah de Mahmoud Abbas depuis le coup de force du mouvement islamiste à Gaza en juin 2007 contre les partisans du président palestinien qui ne contrôle plus aujourd’hui que la Cisjordanie.( http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p... )

Karim Lebhour

Source : France Palestine Solidarité